La vente aux enchères 2017

Gala de la Croix-Rouge française de Marseille - 30 novembre 2017

Au fil des années, la Croix-Rouge a choisi de faire un moment dynamique de la vente aux enchères orchestrée par Maître Damien Leclère, Commissaire-Priseur à Marseille.

Grâce à la générosité des artistes qui offrent leurs œuvres, vous aurez la possibilité d’acquérir une œuvre tout en faisant un geste solidaire.

La Croix-Rouge profite de ce moment clé pour présenter des artistes marseillais. Certains ont déjà bien développé leur notoriété, mais restent fidèles à l’association.

Les artistes présents dans la salle sont toujours très heureux de voir leur travail valorisé, récompensé et offert au profit d’une belle cause.

La vente aux enchères

Comment participer?

La vente aux enchères aura lieu pendant la soirée de Gala le jeudi 30 novembre 2017, et sera animée par Maître Damien Leclère.

La vente aux enchères est accessible à tous les amateurs d’art. Même si vous ne participez pas à la soirée, vous avez la possibilité de prendre part à la vente aux enchères par téléphone. Pour cela, veuillez contacter préalablement Maître Damien Leclère, au plus tard le 30 novembre 2017 à 12h00.

LECLERE - Maison de ventes

Damien Leclère, commissaire-priseur
Ventes aux enchères et expertises
5, rue Vincent Courdouan 13006 Marseille
Tel : 04 91 50 00 00
E-mail : contact@leclere-mdv.com

Un nouveau TEMPS fort de la vente aux enchères 2017

Vente aux enchères de « Moments d’Exception »

Cette année, en plus des oeuvres généreusement offertes par les artistes, vous pourrez acquérir des Moments d’Exception: expérience inoubliable, occasion rêvée, petit bonheur très spécial, journée originale… Laissez-vous séduire et embarquer par ces Moments d’Exception exclusifs et hors norme qui ne s’achètent pas et que vous ne trouverez jamais ailleurs… sauf au Gala de la Croix-Rouge à Marseille!

Les oeuvres du Gala 2017

Nous remercions les artistes pour leur travail et leur générosité !

Les artistes

Vous pouvez cliquer sur le nom de chaque artiste pour accéder directement à son oeuvre.

« Love and Happiness »

195 X 130 cm – Technique mixte, peinture à la bombe aérographe et pinceaux

Dok

Né en 1979, Dok est une figure majeure et emblématique de la scène graffiti Française. Il débute sa carrière pendant les années 90, en pleine expansion de la scène graffiti française, en tagguant les murs de la capitale, en compagnie des réputés Kiss et Eyone. Il rejoint rapidement les crews UV et TPK (considérés à l’époque comme les groupes les plus radicaux et les plus prolifiques d’Europe), reconnus pour leurs prouesses en Ile de France.

En 1996, il fonde ce qui sera les bases du groupe NWS. Devenu une figure emblématique de la scène graffiti parisienne puis marseillaise, Dok a pu s’illustrer dans des vidéos telles que les Ultimates Vidéos 1 et 2 et Sous-Surveillance. On le retrouve également dans de nombreux magazines d’art urbain et de livres graffiti dont After Eight.

Dok ne parle que très peu de son passé de graffeur, et ça n’est pas un hasard. Même si ça ne saute pas aux yeux (!), l’art de la rue est un monde aux valeurs et aux codes bien établis et très précis. Comme la plupart des artistes de sa génération, il est donc plus enclin au secret (une des principales règles) qu’aux grandes discussions. Pourtant, ce qui est sûr, c’est qu’il connaît tout de cet art, puisqu’il a passé plus de 15 ans à écrire une part de son histoire et de son talent sur les murs, les dépôts et les trains de l’Europe entière, inscrivant son blaze (traduisez: sa signature) aux côtés de celui de ses frères – ou de ses ennemis …

En parlant des TPK_UV, Dok témoigne :

« Pas de demi mesure possible. Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. Notre mythe, c’était le New-York des années 70-80, de Subway Art…On a reproduit ça à Saint-Lazare, c’est-à-dire tout cartonné, défoncé, intérieur et extérieur avec nos flops, et il fallait que notre nom soit partout sur « notre ligne »; je ne faisais pas du graffiti, je vivais graffiti. (…) Je viens de la rue, et je ne me cherche pas un passé lié à la rue, car la rue j’y suis allé tous les jours pendant plus de 15 ans. Ma légitimité d’appartenance à la rue, je n’ai pas à me l’inventer ni à me la créer, puisque moi, je l’ai vraiment fait. »

Les graffeurs de la première heure ont presque tous abandonné la bombe et les trains (ça, c’est la version officielle !), et les meilleurs continuent à faire parler d’eux au travers de leurs nouvelles créations, de leurs oeuvres, qualifiées aujourd’hui d’Art Urbain devenu ART à part entière….

« Grandma »

90 X 90 cm + encadrement 95 x 95 cm en caisse Américaine bois noir N° 5/7 – Tirage argentique sur papier RC Brillant – Contrecollée sur Alu dibond

Philippe ECHAROUX

Philippe ECHAROUX est né à Marseille en 1983. II vit et travaille à Marseille. Il est représenté par la ART FIVE Gallery.

Philippe ECHAROUX est actif dans les rues de nos villes depuis une dizaine d’années. Il se définit comme « street-artiste-photographe ». Il est le précurseur d’un Street Art « propre », qu’il aime à nommer Street Art 2.0. Il ne laisse aucune trace, ni jamais ne dégrade. Philippe ECHAROUX a toujours offert son travail au plus grand nombre en le livrant à l’éphémère de la rue, en accrochant simplement ses photos avec du scotch double face ou de la Patafix sur les murs de nos villes.

Depuis 2013, il envahit nos villes de ses projections lumineuses éphémères : Barcelone, Marseille, Paris, Cannes pendant le festival, La Havane pendant la biennale internationale d’Art Contemporain et à l’invitation officielle de l’ambassade de France, Val d’Isère et Cran Montana pour d’étonnantes réalisations enneigées et tout récemment en 2016 une immersion fascinante dans la forêt Amazonienne, poumon vert de la planète en partenariat avec l’association Suisse Aquaverde. Une immersion au sein de la tribu des Surui (découverte en 1940), une tribu menacée d’extinction par la déforestation illégale et les tueurs à gage des trafiquants de bois rares, une expérience incroyable et un résultat bluffant.

Pour Painting With Light, pendant quelques dizaines de minutes les œuvres sont offertes aux spectateurs et aux passants, ses performances sont très éphémères mais elles sont heureusement immortalisées par des photographies en pause longue, pour être ensuite montrées à tous. Belle reconnaissance de la qualité de son travail, l’une de ses œuvres « Grandma in Barcelona » illustre depuis la rentrée 2016, le livre de Français de 3ème (Le Livre Scolaire – cycle 4 – 3ème – 2016). Il est également largement présenté dans le dernier livre de Sophie Pujas « Street Art – jeux éphémères » fraîchement paru en octobre 2016.

Philippe ECHAROUX est présent en galerie depuis 2012. Ses solo et group shows : Art Five Gallery – Marseille (2014), Life Gallery – New York (2015), Echo Brickell Gallery – Miami (2015), Galerie du Rhône – Sion CH (2016), Art Five Gallery – Marseille 2016, Taglialatella Gallery – Paris (2016), EndFragmentArt Five Gallery – Marseille 2017

« Gala »

146 X 97 cm – Acrylique et aérosol

Heng

Heng commence à peindre à la fin des années 90. Le graffiti l’attire, il fait ses débuts sur Avignon, puis Aix et Marseille.

Après des années à peindre uniquement sur les murs, il passe maintenant beaucoup de temps en atelier. Inspiré par la grande ville au départ et son coté démesuré, voire inhumain, il s’obstine à déconstruire le paysage urbain, à casser le rectiligne, à froisser la matière. Spontanément, ses toiles se couvrent de masses dynamiques qu’il façonne par petites touches ou dans un mouvement éructé, faisant surgir du néant un monde en clair-obscur fait de nuées de couleurs vives et de perspectives sauvages.

« Happy Birthday darling »

97 X 146 cm – Spray et acrylique sur toile

Hug Pat

Patrick Hugues a 44 ans, il vit et travaille à Marseille. Nu, ensemble urbains, fusain, plume, pastel, De Vinci, Dürer… Le jeune étudiant voue une admiration sans limite aux classiques ainsi qu’à leurs techniques. Il dessine et croque sans cesse : “pour mes dix-huit ans, j’ai demandé un aller-retour à Amsterdam pour visiter la rétrospective Van Gogh. J’ai passé huit heures au Musée, on ne pouvait m’offrir plus beau cadeau.” Diplômé par le gouvernement à 25 ans, le jeune phocéen s’installe alors à son compte. Sa pratique du dessin et de l’illustration sont alors mis entre parenthèses. Mais le besoin de croquer ressurgit alors soudainement dans sa vie. Prometteuse, une première série de dessins au feutre noir voit le jour.

Les premiers jalons de composition sont posés. Ports à l’abandon, entrepôts, grues figées: on peut alors y apercevoir de vastes ensembles urbains désaxés. D’abord désincarnés, ses travaux vont lentement se peupler. Le temps des grands formats se fait sentir, et l’artiste déplace son action sur la toile. Incendies, masque à gaz, scènes d’émeutes, scènes érotiques ou de violence urbaines… La dimension tourmentée et cathartique domine. Tout comme le respect de la figuration, héritée de ses nombreuses années de pratique architecturale. Toujours en noir et blanc, le peintre travaille en tonalité de gris, en couche de lavis et glacis successifs. Brut et violent, le rouge s’invite également dans ses œuvres.

Il y a du Bilal et du Bacon dans le geste de Patrick Hugues. Antoine d’Agata, H.R. Giger ou Druillet ne sont également pas loin. “La suite ? Je pense que mes vastes ensembles urbains vont se peupler. Et de plus en plus. C’est vers ce type de compositions que je me dirige, je le sens” confie le peintre. “Mes toiles sont de vastes fenêtres où le chaos règne. Peindre est une lutte. Mais une lutte nécessaire. Le temps que cette énergie, ce besoin instinctif, s’exprimeront par mon geste, mon travail avancera.”

Étonnant siècle. Capable de déclencher de grands incendies comme de voir naître, ici ou là, des néo-romantiques, les derniers à porter la lumière. Patrick Hugues est de ceux-là.

« We are solid and we don’t need to kick them »

146 x 114 cm – Oeuvre unique sur toile – Acrylique sur toile

Mahn Kloix

Mahn Kloix est né à Paris en 1980. Il vit et travaille à Marseille depuis cinq ans où il est représenté par la ART FIVE Gallery.

Entre un grand-père communiste et des parents syndiqués et volontaires, Mahn Kloix a grandi au sein d’une famille de militants, portés par les grands combats de la gauche sociale. Et si l’activisme encarté plane au-dessus de sa tête, le jeune homme va, lui, choisir une voie sans parti, mais tout aussi engagée: la création artistique.

En 2003 il entre aux Gobelins, l’école de l’image, pour se frotter au graphisme et aux Arts appliqués, au cœur de classes envisagées comme de véritables ateliers de groupes. Le jeune artiste passe également une partie de ses études à Besançon : il y subit alors l’influence du Bauhaus puis de l’école suisse « épurée, froide et nette », ainsi que les esthétiques des grands affichistes allemands et russes. Steinlen, Cassandre, Loupot, Savignac l’inspirent et le dirigent irrémédiablement vers le format papier : « un des rares support de communication capable de traverser le temps. »

Au fil du temps, le graphiste cède lentement la place à l’artiste. Devenu Mahn Kloix, l’homme voyage, dessine, commence à s’afficher dans l’espace public. Installé à Marseille depuis 2010, il fait de la vieille cité historique sa ville de départ à l’exploration du bassin méditerranéen « politique et militant».

Dans le ventre d’Istanbul, il croise le chemin de centaines de jeunes manifestants. Il se met alors à croquer ces visages de Protester, pour ensuite leur rendre hommage en affichant leurs portraits dans la rue. Les soulèvements de la révolution de jasmin en Tunisie ou le mouvement des indignés à Athènes constitueront également la matière brute à un projet global qui se dessine alors lentement : Small is big. Un leitmotiv pour dire et mettre en lumière les luttes, se rapproprier les combats, traverser et témoigner des grands courants de résistance, de New York au Caire.

Un projet pluri média, entre images d’archives, clichés de photojournalistes, illustrations à l’encre de Chine, tirages papier grand format et interventions au cœur de l’espace urbain.

Soutenu par le portraitiste Peter Hapak — reporter au Time Magazine —, vu dans les pages du quotidien La Marseillaise ou de Vice Grèce, le projet continue de s’amplifier : « mon exploration de ces « Contrefeux » internationaux, comme aimait à les nommer Pierre Bourdieu, n’en n’est qu’à ses prémices. Lanceurs d’alertes, réfugiés, activistes au sein de structures humanitaires ou Femens sont quelques-uns des fractures, combats et engagements promis à tenir l’affiche à l’avenir dans mon travail » confie l’artiste.

Biographie par Théophile Pillault.

« Celebration »

146 X 97 cm – Acrylique sur toile

Marie KVK

Marie KVK est une artiste internationale née à Minneapolis en 1980. Elle a commencé sa carrière de peintre à New York City en 2004 après avoir complété un BFA High Honors à Minneapolis et Madrid en 2002. L’artiste a traversé le globe et travaillé pendant de longues périodes dans les milieux urbains de New York, Paris et Londres en utilisant des matériaux variés (y compris la peinture à l’huile, la peinture acrylique, l’aérographe, la peinture par pulvérisation, les pochoirs laser, les collages photographiques, les époxys et les résines).

Les peintures de Marie KVK portent sur le «regroupement pour révéler». La série PIXELS dévoile des personnages féminins puissants, qui sont des icônes historiques. Elles révèlent le plus petit élément possible et la suggestion d’une découverte plus profonde. La série LABYRINTH utilise des phrases et des paroles pour révéler la personnalité introspective des individus modernes. La série HOTELS regroupe l’architecture d’intérieur tridimensionnelle et la conception d’un bar, hôtel ou restaurant pour révéler un encapsulage bidimensionnel qui est la somme de l’ensemble.

Ses peintures sont un mélange entre le résumé de la ligne fine et figurative, en mettant l’accent sur la couleur. Son atelier est actuellement situé dans le sud de la France.

« Adrénaline Chromatique »

180 X 120 cm – Technique mixte (laques , acryliques , feuilles d’or, epoxy)

Laëti de Flo

Laëti de Flo, artiste-peintre à Marseille. Une troisième participation à la vente aux enchères caritative du gala de la Croix-Rouge.

Au début des années 2000, conquise par les couleurs et la lumière du Sud, Laëti de Flo s’installe dans la cité Phocéenne. Aujourd’hui, bien ancrée dans sa région, elle puise son inspiration dans les couleurs et la lumière du littoral.

A travers son prisme, elle vous invite à une évasion spontanée de l’esprit, un jardin d’Eden voire un hymne à la joie. Des scènes oniriques, colorées où elle aborde des thématiques philosophiques ou spirituelles mais sans perdre de vue l’impermanence des choses et la futilité des préoccupations modernes.

L’abstrait lui réussit, la transcende, lui ouvre une porte sur l’immensité céleste où la seule limite est celle qu’on s’impose.

Laëti de Flo est présente dans diverses galeries et salon d’arts, ainsi que sur de nombreux évènements culturels emblématiques tels que Cool globes en 2010 et Funny zoo en 2013. Depuis 2014 son travail est exporté au Moyen-Orient et en Asie du sud-est (Chine, Malaisie).

Expositions, galeries et oeuvres à découvrir sur son site : www.laetideflo.com

« Rouge, Droite Et Courbe, 2887 »

90 X 90 cm  –  N°1/5 Edition De 5 – Tirage photographique pigmentaire

Elisabeth Montagnier

Elisabeth dite « Babeth » Montagnier fixe ce que l’on ne voit plus, ou pas, pour le rendre évident. L’artiste, unique photographe représentée jusqu’ici au sein de la Galerie David Pluskwa Art Contemporain, vit et travaille à Marseille.

De ses travaux, réflexions et expérimentations autour de la photographie, Babeth dit : « j’ai choisi la photographie comme écriture, comme support de mon imagination. Je n’ai jamais cessé de la pratiquer. D’abord en presse, avec le choix du sujet, les cadrages rapides, en me taillant dans la réalité pour en extraire de l’image. Dans la publicité également, où la maîtrise de la lumière ou de la technique étaient requises. Un milieu dans lequel j’ai appris à jouer avec la création factice, l’imaginaire d’un instant, d’un lieu. Autant d’expériences qui m’ont aidées et permis d’avancer plus vite dans ma démarche personnelle. Une démarche créative qui s’opère dans l’harmonie, l’intemporalité, la sensualité ou les émotions. Réunies, elle constituent la matière de mes images. Magritte, Matisse et Rothko m’accompagnent également souvent. Je cherche essentiellement à fixer une réalité plus proche, plus réelle que ce que l’immédiate perception. J’aime m’effacer, à une distance volontaire pour laisser libre le regard de l’autre. Le travail en extérieur m’habite. Lors de mes déambulations, c’est la quête de compositions parfaites, structurées, symétriques, aux lignes et proportions pures, qui me guide. J’attends patiemment que la nature se plie à mon imaginaire, sauf si en chemin une matière incroyablement riche me donne envie de la fixer. Les compositions en intérieur sont une invitation à l’imagination puis à l’organisation, à la structuration. De l’artificiel au naturel. Maquillage, accessoires, lumière, optique… tout n’est que préméditation. Thématiques, récits et mise en scène de matières.

De la peau à la plume, de la bulle aux ballons, du rouge au doré, du noir au fluo, du nombril au regard… C’est une joyeuse prospection pour transcender le réel. J’aime à vous inviter dans cet univers, vous laisser flâner et rêver pour finalement y trouver l’essentiel. »

« 10 years after »

130 X 195 cm – Technique mixte

Skunkdog

David Negri est né en 1968. Il vit et travaille à Marseille. Il n’est pas nécessaire de connaître la vie d’un artiste pour en apprécier le travail. Mais avec Skunkdog, l’histoire revêt son importance. Car lorsqu’on entend la sienne, on saisit mieux ce qui, dans sa peinture, attire, révulse ou bouleverse. On y perçoit l’amour, l’excès, la mégalomanie, la violence, la générosité, le geste qui jamais ne s’arrête.

C’est le peintre Dijonnais Robelin qui lui donne sa chance : exposer pour la première fois dans une cour en Provence. À partir de là, son rêve prend forme.

Il sait sa vie définitivement vouée à l’Art : « j’ai poursuivi un rêve depuis gamin, sans savoir que j’en avais un ». S’enchaînent alors les expériences, les vernissages, les univers et les rencontres, dont celle avec Françoise Siffrein-Blanc, qui marquera un tournant dans son parcours. Prise d’affection pour le personnage et sa peinture, Françoise organise un accrochage à domicile. Tout s’enchaînera très vite. En une semaine, elle déniche un autre lieu pour exposer, et pas des moindres : à la Greenhouse, spot alternatif du Jungle Movement, basé en plein Soho à N.Y.C. Depuis, Skunkdog rêve la grosse pomme jumelée à la cité phocéenne.

Si la rue n’est pas son terrain initiatique, l’artiste la connaît bien. Il sait comment la regarder, pour en faire son laboratoire. La dèche à Paris, les années électriques, les premières vibrations sur toile, les techniques mixées sans concessions, les vandales marseillais… Ouvert il y a près de deux décades, son cheminement créatif se poursuit entre Crasse et Strass, Glam et Thrash. Skunkdog distille une œuvre brute, hautement inflammable.

À son contact, on grésille électrique, on accélère Punk. Presse pirate des eighties, typos alterno, graffiti européen, flyers ou fanzines photocopiés et énergie Do It Yourself innervent une esthétique hybride et vorace, vue aux cimaises des galeries La Chapelle (Sète), B & Barock’ (Bruxelles), Ellia Art (Paris), Massalia (Marseille), dans des squats new-yorkais et désormais au sein de la Galerie David Pluskwa – Art Contemporain.

« Un peu plus spray des étoiles »

80 X 80 cm – Techniques diverses sur toile

Tabas

Fer de lance de la création graphique phocéenne depuis une quinzaine d’années, Tabas s’est rendu coupable de quelques-unes des meilleures campagnes de communication de la planète Marseille. Et au-delà. Le Rat Luciano Fonky Family, Marsatac, Pastis 51 Piscine, Les Nuits Carrées, Paloma – Scène de Musique Actuelles de Nîmes Métropole. C’est lui. Ses travaux personnels comme ses commandes oscillent entre graffiti, illustrations et expressions créatives naïves, dadas, souvent expressionnistes. Des inspirations flanquées d’une solide culture du logotype et du design graphique, qu’il enseigne également. La guerilla visuelle et l’énergie brute du Do It Yourself innervent une œuvre mise – cette fois-ci – au service de la Croix-Rouge.

Cédric Malo alias Tabas est né en 1974. Il vit et crée à Marseille. Les œuvres et projets de Cédric ont été vus à Paris, Venise, Londres, Hambourg…

Bureau de Tabas, Basta, « ça Tabasse ! »… Son pseudonyme sonne comme une marque, une punchline, un avatar de tagger ou la griffe d’un alterego graphique masqué et ultra-créatif. L’artiste phocéen est tout cela à la fois.

Issu du graffiti vandale et libre, Tabas agite la scène visuelle du midi hexagonal depuis les early 2000. Un pied dans les bombes, les trains et les marqueurs, l’autre au studio, à penser quelques-unes des campagnes de communication les plus remarquées de la planète Marseille… A plusieurs mains ou en solo, Tabas a été vu chez Marsatac, Le Rat Luciano, pastis 51, Paloma, au festival des Nuits Carrées, aux tableaux, ou Hors les Vignes à Marseille.

Homme de contradictions, de paradoxes, illusionniste mordu de la langue française, peintre d’anamorphoses, Tabas a déjà installé des pipes dans une église, fait déplacer 30 000 mélomanes avec des affiches blanches ou designer des bouteilles d’une célèbre boisson anisée… Lorsqu’il investit la Villa Alliv pour un immense solo show marseillais, c’est pour y installer sa propre « Villa T-moins » un lieu décentré, comme « trouvé de l’autre côté du miroir » composé d’illustrations, de tapisseries, pièces de vaisselles, cendrier géant ou traversins-cigarettes.

Un projet néo-dada qui résonnera ensuite au coeur de la prestigieuse île de Murano face à la belle Venise, avant d’attirer l’attention du Galeriste David Pluskwa qui exposera alors Tabas aux côtés de JonOne, Pro176, Cope2 ou Robert Combas. Entre les maîtres de la figuration libre et les Kings historiques du Graffiti New-yorkais, les toiles de Tabas commencent à se frayer un chemin en salle de vente.

Graphisme affectif pour lettrages monochromes…

Après avoir usiné ses lettres sur mur et ses typographies aux détours d’intrépides projets d’éditions, le peintre se consacre désormais entièrement à une surface: celle de la toile.

Couleurs, abstraction chaude et graffitée s’installent à nouveau dans l’œuvre de l’artiste. Illustration et travail à la main dominent son geste. Intactes, la malice des compositions et la fougue des spraycans se donnent à voir en grand format.

www.tabas.fr

Les 5 Moments d'Exception 2017

Nous remercions les partenaires pour leur engagement !

Nouveauté pour les 10 ans du Gala de la Croix-Rouge

La vente aux enchères de Moments d’Exception est la grande nouveauté du Gala 2017!

Ces 5 Moments d’Exception mis à la vente sont exceptionnels et uniques. Vous ne pourrez jamais les retrouver ailleurs ou vous les procurer dans le commerce: ils ont été conçus sur-mesure grâce à quelques généreux complices!

Que diriez vous de rouler au volant d’une voiture au design unique? Ou bien de vous trouver au commande d’un bateau tel que le Ponant? A moins que vous ne préfériez voler dans les nuages accompagné par Tomer Sisley lui-même ? Ou peut-être déguster avec vos amis, sous les étoiles, un menu concocté par des chefs ? Si c’est le sport qui vous passionne, profitez d’un déjeuner au centre d’entraînement de l’OM en compagnie de son président!

Laissez-vous tenter, c’est le 30 novembre au plus tard que vous pourrez surenchérir pour acquérir un de ces Moments d’Exception que vous ne trouverez qu’au Gala de la Croix-Rouge à Marseille! Et souvenez-vous que la vente aux enchères est accessible à tout amateur d’art et de sensations, même s’il ne participe pas à la soirée de Gala.

Parlez-en autour de vous!

 

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